Parfums Givenchy, Kenzo Parfums, Fendi et Pucci accompagnent le changement grâce au théâtre !

Un spectacle sur mesure pour accompagner le changement lors de la mise en place d'un GIE commercial

Parfums Givenchy, Kenzo Parfums, Fendi et Pucci accompagnent leur Direction France lors de la mise en place d’un Groupement d’Intérêt Economique commercial. La représentation de la pièce développée avec Théâtre à la Carte s’est déroulée lors de la première réunion de cycle rassemblant les salariés des différentes marques. Mathilde Meunier, Responsable formation, répond à quelques questions.

Madame Meunier, quels étaient vos objectifs prioritaires lors du premier séminaire commun entre les forces commerciales de Parfums Givenchy, Kenzo Parfums, Fendi et Pucci ?

L’approche de Théâtre à la Carte nous a permis de légitimer le sujet du changement, de libérer la parole et de favoriser la cohésion d’équipe qui ne se connaissaient pas mais qui vivaient les mêmes appréhensions. Nous souhaitions dire que nous ne considérions pas que le changement allait de soi, que tout allait être facile ou qu’il serait neutre. Il était important pour nous d’ancrer, dès le démarrage de ce projet de réorganisation, un message d’espoir et de lucidité destiné à aider à surmonter les moments difficiles auxquels nous allions tous être confrontés.

Comment avez-vous concrétisé le besoin de nous faire intervenir ?

Grâce à vos invitations, notre équipe RH avait déjà depuis deux ans assisté à plusieurs de vos représentations sur des thèmes différents, et nous avions, en équipe, acquis la conviction que le théâtre pouvait être un levier puissant d’accompagnement de politique d’entreprise. Nous avions besoin, pour nous lancer dans cette aventure, d’un sujet à fort enjeu, qui imposait de sortir des sentiers battus. Nous avons ainsi invité le directeur du GIE France à nous accompagner à la représentation « Le changement fait de la résistance ». Nous nous sommes mis au travail sur l’écriture d’un scénario spécifique dès le lendemain. L’écriture de cette pièce a permis de renforcer une relation partenariale forte entre le patron de la filiale et le service RH.

Quel intérêt aviez-vous pour notre pédagogie ?

L’approche de la pédagogie par le détour nous intéressait. « Par le détour », c’est-à-dire via une approche qui permette d’exprimer des ressentis ou des émotions sans que celles-ci soient frontales par rapport aux situations vécues dans l’entreprise. Il nous a semblé évident que le théâtre apporte, par le rire et l’autodérision, une prise de recul par rapport à un vécu, une capacité à faire passer des messages forts. Le théâtre a ceci d’extraordinaire qu’il permet la projection de soi. Chaque spectateur donne sens au texte. C’est en miroir, via les échos de la salle, que nous obtenons des pistes de travail sur ce qui n’aurait pas été formulé directement par les salariés. On sent une réelle libération saine de la parole et l’envie de nourrir des échanges, ce qui est capital pour des équipes aux cultures différentes, en période de fusion, de stress, et de rumeurs potentielles.

Le jour J : quel impact avez-vous perçu ?

Dès les premières minutes de la représentation, nous avons su que le pari était gagné. Le public était là, à l’écoute, très réactif, et il allait faire vivre l’histoire. Le texte sonnait juste : via le théâtre, nous pouvions nous permettre de suggérer bien plus que par une communication institutionnelle. Chacun a pu absorber les messages, à sa façon, en gardant la liberté de cantonner certains éléments à la sphère de la fiction.

Pour finir, quel est votre bilan et quelles sont vos perspectives ?

L’opérationnel reprend vite le dessus mais le fait d’avoir osé dire les choses a permis de purger et d’assainir les relations de travail. Chacun a ainsi pu se sentir partie intégrante du projet.

Aujourd’hui, notre priorité est d’accompagner les managers et les commerciaux dans la gestion du changement.