La Française des Jeux agit en faveur du bien-être au travail

Comment agir sur le bien-être et la qualité de vie des collaborateurs ?

Découvrons, à travers le témoignage de Pierre-Marie Argouarc’h, Directeur des Ressources Humaines Groupe, l’ensemble de la démarche de la Française des Jeux sur le stress et le bien-être au travail : de l’état des lieux aux actions concrètes.

Monsieur Argouarc’h, il est difficile d’associer la société Française des Jeux à une forme de mal-être. Pourtant vous avez lancé une action sur le thème du bien-être au travail. En quoi consiste-t-elle ?

Les situations de tensions et de difficultés relationnelles existent dans toutes les entreprises. La Française des Jeux n’y échappe pas. Cette société vit depuis 3 ans une profonde mutation pour réussir l’ouverture du marché des jeux en ligne dès juin 2010. Pour accompagner cette mutation, une politique managériale qui renforce la « colonne vertébrale de l’entreprise » a été mise en place. C’est dans ce cadre qu’il nous a paru important de lancer notre projet « Bien-être au travail ».

Comment ce projet s’est-il mis en place ?

Partant du principe que pour développer le bien-être, il fallait notamment développer l’écoute dans l’entreprise, nous avons décidé de créer un observatoire du bien-être au travail, composé de 12 collaborateurs volontaires, issus de tous les sites et de tous les niveaux hiérarchiques. Au fil du temps, ces collaborateurs sont devenus, en plus des voies classiques que sont les managers et les RH, de véritables relais d’écoute internes.

Cet observatoire a réalisé une enquête interne qui a permis l’interview de près de 15 % des effectifs. Les points de difficultés cités étaient notamment :

  • La charge de travail
  • L’organisation du temps de travail – vie privée, vie professionnelle
  • Le stress et les difficultés relationnelles
  • Le manque d’espace et de moments de respiration et de convivialité

Suite à cette enquête, quels travaux ont été réalisés ?

Trois mesures principales ont été prises :

  • 100% des managers ont suivi un module de formation sur la gestion du temps et sur la gestion du stress. Un manager qui sait décrypter son propre stress saura comprendre celui de ses collaborateurs. C’est ce module que nous avons confié à Théâtre à la Carte. Les managers ont tous apprécié et trouvé ce module trop court…
  • Chaque Direction a pris un engagement de mesures concrètes dans le cadre du projet « Bien-être au travail » : être vigilent sur la durée et les horaires des réunions, prendre du temps pour ses équipes, mettre en place des espaces de convivialité…
  • Un moment dédié a été créé, à l’occasion de l’entretien annuel, pour que chaque manager décide avec son collaborateur, de mettre en place tel ou tel mini plan d’action « Bien-être » adapté au contexte de proximité.

Quels impacts / changements avez-vous mesurés ?

Nous n’en sommes qu’au déploiement de ces mesures mais, déjà, nous avons des retours très positifs des collaborateurs et des partenaires sociaux.

L’observatoire est bien sûr chargé du suivi des mesures.

Le stress peut toucher tous les niveaux hiérarchiques d’une organisation. Qui en porte la responsabilité ?

Sujet difficile, le stress fait partie de la vie qu’elle soit privée ou professionnelle. La ligne managériale, notamment de proximité, est la mieux placée pour l’identifier, alerter et mettre en œuvre des mesures.

Le collaborateur est l’aboutissement de la politique managériale, c’est la finalité de d’une politique de bien-être au travail, la ligne managériale est le moyen d’y arriver.

Comment envisagez-vous le rôle du manager sur ce sujet ?

Il est essentiel ! Il est à la fois le relai de politique de l’entreprise et celui qui est le mieux placé pour identifier et faire en sorte qu’une situation de stress ne dégénère pas en souffrance ou en arrêt maladie.

C’est la raison pour laquelle il était nécessaire de le former pour lui permettre de remplir sa mission.

Selon vous, prévenir les risques psychosociaux et/ou favoriser le bien-être au travail, ces 2 sujets sont-ils opposés ou complémentaires ?

Ces deux sujets sont complémentaires, les risques psychosociaux font partie intégrante du Bien être au travail.