POUR UN MANAGEMENT OPTIMISTE ET RESILIENT

Billet du 4 ème trimestre : Pour un management optimisme et résilient

L’ÉCLAIRAGE DE GILLES LABORDE, PRÉSIDENT DE THÉÂTRE À LA CARTE       

Crise sanitaire, chômage partiel, télétravail : la conjoncture actuelle bouleverse autant l’univers du management que les salariés eux-mêmes, exacerbant un pessimisme et une morosité palpables à tous les niveaux de l’entreprise. Ne serait-il pas temps d’y remédier en apportant un petit supplément d’âme à votre leadership ?

Faire le pari de la résilience et de l’optimisme pour maintenir les dynamiques collectives et individuelles contribue à réinventer vos métiers et repenser l’ensemble de votre organisation. Voici quelques clés de compréhension et d’application à destination des managers, pour un optimisme concret, réfléchi et opérationnel en vue de (re)gagner la confiance, la motivation et l’engagement des collaborateurs.

Dynamiques collectives et individuelles : de nouveaux défis à relever

Active, réactive et proche de ses collaborateurs : telle est l’ambition de l’entreprise de demain. Le manager n’est plus le seul à porter la dynamique d’un projet, c’est désormais l’ensemble des collaborateurs qui y contribue. Tendance encore plus forte au regard de la crise économique et sanitaire, la dynamique d’innovation doit plus que jamais être mise en place dans les organisations, pour se réinventer tant d’un point de vue technologique qu’humain.

Car s’il est vital pour les entreprises de réussir leur transformation digitale (par l’intelligence artificielle, la robotisation ou encore le e-learning), il est crucial de tenir compte des enjeux et impacts pour les salariés en termes de motivation, de management, de droit à l’erreur et de confiance.

En intégrant cette valeur qu’est l’optimisme, chacun peut participer à la vie de l’entreprise et la transformer. Associé à la vigilance des managers et à l’adaptation des besoins, moyens et objectifs à l’échelle individuelle, l’optimisme favorise l’effort collectif, qui prend alors tout son sens et trouve sa légitimité.

« L’optimiste ne refuse jamais de voir le côté négatif des choses ;

il refuse simplement de s’attarder dessus »

– Alexandre Lockhart –

L’optimisme au service d’un leadership durable et positif

Résumer l’optimisme à « Ne vous inquiétez pas, tout ira bien ! » est réducteur et insuffisant pour convaincre les collaborateurs. Le manager, vecteur d’optimisme et de résilience par sa capacité à motiver, fédérer et engager ses collaborateurs/équipes, se doit de les responsabiliser sans tomber dans l’infantilisation ni la culpabilisation.

Comment ? En communiquant sur ce qu’il y a à faire, pourquoi le faire, comment le faire et ce que chacun a à y gagner. En s’interrogeant également sur les méthodes de travail pour apporter des résultats positifs à l’entreprise.

3 leviers à mettre en place :

  • Focaliser sa communication sur ses forces tout en ayant conscience de ses faiblesses et éventuelles lacunes. Considérer le verre à moitié plein et avancer sans s’attarder sur ce qui ne va pas.
  • Lever les sujets de blocage : adopter une posture mentale positive en faveur de son projet ou de ses collaborateurs pour faire des (bons) choix.
  • Sortir des scénarios catastrophes ou négatifs : être confiant et affirmer sa volonté de réussir par des actions individuelles et collectives.

 

Être résilient au travail, ça s’apprend

Cadremploi définit la résilience au travail comme la capacité à accepter tout ce qui peut s’avérer déstabilisant professionnellement (changements, échecs, conflits) et savoir poursuivre ses missions et sa carrière sans rester bloqué par ce qui nous a affecté.

En entreprise, a fortiori lorsque le collaborateur occupe un poste à hautes responsabilités, la résilience permet de mieux résister au stress, à l’anxiété, et de se prémunir contre les principales maladies psychologiques professionnelles (dépression, burn-out …).