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Sensibilisation des agents du Conseil général du Val-de-Marne sur le thème du handicap

Comment faire évoluer les mentalités sur le handicap ?

En novembre dernier, nous avons réalisé un feuilleton de sensibilisation sur le thème du handicap à destination de l’ensemble de vos agents du Conseil général du Val-de-Marne. Cécile Mas, chargée de communication interne, revient sur ce projet.
Madame Mas, dans quel cadre est né ce projet de feuilleton ?

Le Conseil général a signé une convention avec le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées de la fonction publique (FIPHFP) en mars 2009 et s’est engagé à mettre en œuvre, pendant 3 ans, un plan d’actions favorisant l’insertion de nouveaux travailleurs handicapés et améliorant les conditions de travail des agents départementaux en situation de handicap. Ce plan d’actions comporte 7 axes, dont un dévolu à la communication en direction des agents départementaux.

Aussi, un plan de com’ interne a été établi et validé par les différentes instances décisionnelles.

Il visait à favoriser l’intégration des agents en situation de handicap dans les équipes de travail, inciter les encadrants à embaucher des agents en situation de handicap, et inciter les agents en situation de handicap ou de reclassement à faire reconnaître ce handicap pour bénéficier notamment de l’aménagement de leur poste de travail.

Le plan de com’ prévoyait le recours à de nombreux types de supports (journal interne, intranet, affiche, carte postale, vidéo, théâtre, …).

Cependant, une campagne d’affichage a constitué le pivot de cette communication.

Quels messages souhaitiez-vous faire passer à travers ce plan d’actions ?

Nous avions trois messages essentiels à faire passer en une seule et même campagne, à savoir :

  • les personnels en situation de handicap ne se définissent pas uniquement par leur handicap
  • le Conseil général est un employeur qui agit en la matière, et de manière spécifique
  • un service départemental nous accompagne dans les domaines du recrutement, de l’accueil ou de la reconnaissance du handicap.

Nous avons souhaité jouer la carte de l’humour et du ton décalé qui constitue souvent la « signature » du service de communication interne. S’interdire une approche humoristique du handicap aurait constitué un premier signe de discrimination. Nous avons voulu éviter de rentrer dans la tendance actuelle des campagnes de communication institutionnelles qui tendent à montrer la personne handicapée par une photo d’un homme ou d’une femme dans la quarantaine, de race blanche, dynamique et souriant (pour caricaturer, quoique…), bref une image très lisse.

Les identifiants de la campagne d’affichage (les pictos détournés et la baseline ‘Au Conseil général, la différence n’est pas un handicap’) sont venus ponctuer tous les outils à la manière d’une signature afin de créer une cohérence entre tous les supports de communication.

Comment étaient structurées ces vidéos ? Quels en étaient les objectifs ?

Il s’agit de petites capsules vidéo de quelques minutes chacune. Elles peuvent se regarder individuellement ou à la suite l’une de l’autre. Le ton, à l’instar de la campagne d’affichage, est volontairement décalé, humoristique, voire caricatural.

L’objectif de ces vidéos était de renforcer les prises de conscience, d’instaurer de la convivialité en fédérant par l’humour, de dédramatiser tout en faisant passer un message. Ces vidéos se voulaient aussi pédagogiques et compréhensibles car le spectateur retrouvait des scènes proches de son quotidien.

Notre prérogative était que ces vidéos reflètent notre réalité professionnelle, le quotidien de travail des agents dans toute leur diversité. D’où l’utilisation de bâtiments départementaux, de notre jargon, du vocabulaire propre à notre collectivité.

D’autres part, nous souhaitions que les messages contenus dans ces vidéos soient différents et complémentaires de ceux de la campagne d’affichage (le recrutement, la reconnaissance de qualité de travailleur handicapé, le reclassement professionnel, l’aménagement du poste de travail, l’accueil d’un collègue en situation de handicap).

Afin de créer une cohérence entre tous les supports de communication, la baseline ‘Au Conseil général, la différence n’est pas un handicap’, ainsi que les pictos de la campagne d’affichage ont été intégrés à la fin de chaque vidéo.

Comment ont-elles été utilisées ?

Elles ont été diffusées exclusivement en interne via l’intranet de la collectivité, et ce, durant 1 semaine entière, soit 5 vidéos en 5 jours.

5000 agents (sur 8000 agents que comptent notre collectivité) sont connectés et ont eu accès à ces vidéos.

Elles sont toujours en ligne, les agents ont donc tout le loisir de les visionner quand ils le souhaitent.

Quelles ont été leurs réactions ?

Excellentes ! De par le ton des vidéos quelque peu décalé, humoristique, mordant, volontairement caricatural parfois, les agents ont été assez surpris mais ont bien accueilli ces vidéos et notamment les agents en situation de handicap. De plus, ils se sont reconnus dans certaines situations via les scènes tournées dans des lieux départementaux connus (ou presque) de tous les agents.

Avec un peu de recul, quel a été l’impact de cette série de vidéos ?

Assez bon je pense, même si nous n’avons aujourd’hui que peu de recul. Nous avons constaté que les connexions et les ‘clics’ sur les vidéos ont été plus importants durant la semaine de diffusion. La campagne de communication interne dans sa grande diversité a permis aux agents de mieux identifier la mission handicap.

Nous réalisons actuellement une évaluation de notre campagne auprès des agents départementaux.

Vous avez été amenés à travailler avec différents interlocuteurs de Théâtre à la Carte : la chargée de projet en amont de la contractualisation, le scénariste pour la partie écriture et le réalisateur / les comédiens lors du tournage du film. Comment s’est passée la collaboration avec chacun de ces interlocuteurs ?

La collaboration s’est parfaitement déroulée. La commande a été bien appréhendée par le scénariste et la réalisatrice.

Nous avons apprécié la grande adaptation de nos différents interlocuteurs à notre réalité professionnelle. Nous avons également apprécié l’approche personnalisée que nous souhaitons et qui a été respectée.

Le suivi du début du projet, avec la chargée de projet, à la livraison des vidéos a été d’une très grande qualité professionnelle.

Enfin, pour conclure, pourquoi avoir choisi Théâtre à la Carte pour réaliser ce projet vidéo ?

La direction des Ressources humaines du Conseil général avait déjà collaboré avec Théâtre à la Carte. L’approche de la société sur certaines thématiques différentes était intéressante et notre service a souhaité travailler avec eux.

Cependant, nous avons dû réaliser un MAPA (marché à procédure adaptée) conformément aux règles des marchés publics.

Théâtre à la Carte a remporté le MAPA face à 5 sociétés concurrentes.