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L’ANACT se mobilise en faveur du bien-être au travail

La semaine pour la qualité de vie au travail : un rendez-vous annuel pour toutes les organisations !

Catherine Guibbert, responsable de la communication externe, et Philippe Douillet,  chargé de mission en charge du projet ‘Stress et Risques Psychosociaux’ répondent à quelques questions. Interview !

L’ANACT a initié et créé la semaine pour la qualité de vie au travail en 2004 et s’apprête à célébrer sa 8ème édition, du 31 mai au 10 juin. Pourquoi avoir créé cet événement ?
Catherine Guibbert
Le Réseau ANACT a créé, cette semaine en 2004 pour diffuser le plus largement possible les initiatives et les bonnes pratiques sur les conditions de travail à travers des manifestations partout en France. Elle s’adresse à tous ceux qui souhaitent s’informer, témoigner et agir pour améliorer les conditions de travail.
Cette semaine est devenue au fil des années un rendez-vous incontournable de la vie sociale et économique.
En 2011, nous souhaitons associer davantage les entreprises et les organisations en leur donnant la possibilité de promouvoir un événement à l’occasion de la semaine grâce au dispositif “Initiatives 2011” que nous mettons en place. Les informations sur la semaine sont en ligne sur www.qualitedevieautravail.org.

Quels regards portez-vous sur l’amélioration du bien-être au travail ?

Catherine Guibbert
Plutôt que de parler de bien-être au travail qui est un peu réducteur, le Réseau ANACT préfère défendre le concept de qualité de vie au travail.
La qualité de vie au travail peut se définir comme un ensemble de changements des conditions d’exercice du travail dont les effets produits ne s’additionnent pas mais se démultiplient. L’effet global de l’action sur chacune de ses dimensions tend à la création d’un cercle vertueux. Bonnes relations sociales, qualité du contenu du travail, de l’environnement physique, qualité de l’organisation du travail, possibilité de réalisation et de développements professionnels, conciliation entre vie au travail et vie privée, sont autant d’éléments constitutifs de la qualité de vie au travail.

Quel état des lieux dressez-vous du stress professionnel ?

Philippe Douillet
Toutes les études montrent une montée des contraintes du travail qui peuvent être reliées au stress : intensification du travail, de nouvelles formes de taylorisation notamment dans les services, injonctions contradictoires… Par ailleurs, les situations de changement permanent fragilisent l’identité au travail, les collectifs, la possibilité de donner du sens à son travail… même si, d’autre part, l’autonomie progresse. Cependant, face à ces évolutions majeures, des entreprises se mobilisent de plus en plus sur le sujet avec des actions très diversifiées…

Quels thèmes conseillez-vous aux entreprises d’aborder pour lutter concrètement contre le stress au travail ?
Philippe Douillet
Le sujet des risques psycho-sociaux doit être pris dans son ensemble avec tous les thèmes qui font le lien entre la santé et l’organisation du travail, même si cela doit être travaillé à partir de questions concrètes issues des situations de travail qui posent problème. Les questions de management, de parcours professionnels, de la régulation des collectifs sont particulièrement importantes…

Quelles actions préconisez-vous auprès des entreprises en matière de sensibilisation et de formation ?
Philippe Douillet
Des actions diversifiées de sensibilisation peuvent toucher tout le personnel. Mais des actions plus adaptées de formation doivent être engagées vis-à-vis de l’encadrement et de tous les acteurs chargés de conduire les actions de prévention des risques psychosociaux. Cependant, ces actions de formation n’ont de sens que si elles sont intégrées dans une démarche globale de prévention qui sait combiner divers niveaux et types d’actions. Il est important que ces actions ne portent pas principalement sur les individus mais bien sur les déterminants des contextes de travail qui génèrent les différentes formes de mal-être.

Nous collaborons ensemble depuis quelques années. Pourquoi, selon vous, le théâtre est-il un outil efficace pour sensibiliser et agir sur les comportements ?

Catherine Guibbert
Le théâtre d’entreprise permet d’aborder de façon décalée et sans stigmatiser les personnes des sujets compliqués dans les entreprises. Traitant avec humour des sujets graves (stress au travail, vieillissement, exclusion, inégalités hommes-femmes…), il sert à lancer des discussions. Il représente – chacun d’entre nous a l’impression d’avoir déjà vécu les saynètes proposées par Théâtre à la Carte – mais il met également à distance, ce qui permet de dépassionner les débats. C’est là sa grande force.

Pour en savoir plus sur l’ANACT : www.anact.fr