En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés.

Un jour pour les femmes et 364 pour les hommes ?

Nous avons choisi un titre volontairement provocateur pour appuyer le constat que le chemin vers l’égalité entre les femmes et les hommes est long et malheureusement difficile.

Cette égalité est un objectif de l’Union Européenne qui résulte notamment du principe d’interdiction de discrimination salariale inscrit dans les traités européens depuis 1957. Il s’agit d’assurer une véritable égalité de traitement entre les femmes et les hommes dans tous les domaines de la vie sociale, ce qui a conduit à l’adoption de plusieurs directives européennes en matière d’emploi.

Tout a commencé en 1910

Alors qu’une légende raconte que l’origine de la journée du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile dans les années cinquante, c’est en 1910 que la création d’une « journée internationale des femmes » est proposée pour la première fois lors de la conférence des femmes socialistes. S’inscrivant dans une perspective révolutionnaire, la naissance de cette journée s’ancre bien dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations des femmes du début du XXe siècle. Ces dernières réclament le droit de vote mais également des conditions de travail améliorées. Alors qu’elle n’a pas de date précise au départ, la tradition du 8 mars s’installe en 1917 en Europe pour devenir mondiale après 1945. La journée internationale des femmes est officialisée par les Nations Unies en 1977 et obtient ensuite le statut officiel en France le 8 mars 1982.

Au delà de cette journée, le combat pour la lutte contre les inégalités femmes/hommes est un vrai sujet de société qui concerne chacun d’entre nous dans son cadre quotidien… mais également dans sa vie professionnelle.

Une législation renforcée

Le droit communautaire a incité notre pays à renforcer sa législation en matière de lutte contre les discriminations au cours des dix dernières années, notamment avec la loi Copé-Zimmerman. En France, la démarche de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes procède de différents constats partagés dans tous les champs de la société française et notamment dans le milieu professionnel. Les femmes voient en effet la progression de leur carrière professionnelle contrainte voire entravée par des formes diverses de discrimination.

La lettre de mission adressée par la Secrétaire d’Etat chargée de la famille le 27 septembre 2011 à M. Ballarin (président de l’observatoire de la parentalité en entreprise) rappelait la mobilisation exemplaire des pouvoirs publics, tout en déplorant les éléments statistiques suivants dans ce domaine :

  • l’écart salarial entre les hommes et les femmes varie de 19% à 27% selon les indicateurs retenus,
  • les femmes occupent des emplois dans seulement 19 des 86 classifications professionnelles,
  • on dénombre seulement 17% de femmes parmi les cadres dirigeants français.

Le rapport BALLARIN s’est attaché à faire prendre conscience que l’égalité réelle entre les hommes et les femmes pouvait être atteinte en associant étroitement l’ensemble des acteurs et au premier chef les hommes. Ce travail collectif a permis d’identifier différentes « bonnes pratiques en entreprise » qui seraient susceptibles de faire l’objet d’une généralisation (à titres d’exemples « faire évoluer les stéréotypes de genres », « faire reculer la culture du présentéisme », « faire grandir le congé de paternité et le congé parental masculin », « faire croître le télétravail »).

Malgré des progrès indiscutables, le constat dressé par les pouvoirs publics a conduit le gouvernement à présenter ses priorités en la matière en 2012, à savoir notamment :

  • le renforcement de l’insertion professionnelle des femmes,
  • l’égalité professionnelle des femmes et des hommes tout au long de la carrière (recrutement, égalité salariale, formation, accès aux responsabilités et participation aux instances de décision),
  • le renforcement de la mixité professionnelle.

Indépendamment des politiques publiques centrées sur l’insertion des femmes dans la sphère professionnelle, les pouvoirs publics renforcent sans cesse les dispositifs de toute nature liés à la lutte contre toute forme de discrimination. Dans ce contexte, le gouvernement a présenté dès juillet 2013 un projet de loi visant à traiter de l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes ses dimensions et le parlement a adopté la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Vous pouvez consulter le livre bilan Pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes – Un an de progrès pour l’égalité sur le site du gouvernement.

L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est aujourd’hui un vrai sujet d’entreprise. Ce sujet occupe et préoccupe aussi bien des femmes… que des hommes !!!