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Burn Out : mieux vaut prévenir que guérir !

Et pourtant… On est encore loin du compte en France.

Le burn out est un phénomène qui se développe malheureusement rapidement aujourd’hui. Cet épuisement professionnel est la responsabilité de chacun. Celle du salarié de faire attention à son équilibre mais également celle de l’entourage professionnel de prêter attention aux différentes situations. Nous parlons bien ici des collègues mais également des managers.

L’INRS a publié une étude qui permet d’évaluer, pour la première fois, le coût global du stress au travail sur une année. Cette étude identifie un coût de 3 milliards d’euros en prenant en compte les salariés exposés pendant au moins 50 % de leur temps de travail au stress et de 1,9 milliards d’euros pour les salariés exposés pendant au moins 75 % de leur temps de travail au stress. L’INRS a étudié l’impact du stress pour les employés qui y sont confrontés pendant plus de 50% de leur temps : les frais de santé représentent près de 200 millions d’euros et l’absentéisme près de 1300 millions d’euro !

En août 2015, l’Assemblée Nationale reconnaît qu’une maladie psychique peut être reconnue comme maladie professionnelle, visant le burn out au cœur des débats depuis quelques années.  Il s’agit là d’un début de reconnaissance d’après François Rebsamen, ancien ministre du travail, mais il précise que le burn out ne figurera pas au tableau des maladies professionnelles.

Avant de reconnaître le burn out comme maladie professionnelle, ne vaut-il pas mieux se préoccuper des causes et surtout comment les prévenir ? On parle des managers comme solution à ce problème, mais bien souvent, ils sont atteints par le stress également. D’autres solutions émergent comme la libéralisation des entreprises. Même si cela fonctionne comme chez Biocoop ou Pepsi, cela reste marginal car le mot libération fait peur aux dirigeants. Et pourtant les résultats sont époustouflants : croissance, bonheur au travail, prospérité sont au rendez-vous !

En 1969, Harold. B Bradley est le premier à le désigner dans son article « Community-based treatment for young adult offenders ». Il parle d’un stress particulier lié au travail sous le terme de burn out. Plus de 40 ans plus tard le sujet n’est pas encore rentré dans les mœurs car beaucoup n’osent pas encore en parler.  Le burn out commence à voir apparaître son contraire, le bore out, syndrome d’ennui professionnel qui peut se traduire par un ennui grandissant, un épuisement psychologique, une baisse de l’estime de soi, une forte démotivation. Les deux sont dangereux pour le bien être des salariés  comme pour celui de l’entreprise. Tout comme le burn out, le bore out a des conséquences financières. Ils peuvent générer tous les deux un effet boule de neige sur les collaborateurs entourant les individus concernés. Il est donc urgent de mettre des choses simples en place comme un meilleur suivi des individus, un changement d’organisation,… Burn-out/bore-out, deux états à ne pas sous-estimer !

Chez Théâtre à la Carte, la QVT fait partie de nos thématiques phares.

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